mardi 23 décembre 2014

Once Upon a Time - Saison 4, Partie 1, de Edward Kitsis et Adam Horowitz (2014)

Once Upon a Time - Saison 4 - Partie 1, créée par Edward Kitsis et Adam Horowitz, avec Jennifer Morrisson, Josh Dallas, Lana Parilla (épisodes 1 à 11 - format 42 min)

Synopsis 

Après avoir vaincu la Méchante Sorcière de l'Ouest et réussi à rentrer à Storybrooke après son voyage dans le temps, Emma n'aspire qu'à une seule chose : avoir un peu de tranquillité. C'est sans compter sur l'arrivée d'Elsa la Reines des Neiges à Storybrooke...

La critique de Ventus

Après une deuxième partie de saison 3 en demi-teinte, l'équipe de Once Upon a Time revient pour une quatrième saison qui s'annonçait glaciale grâce à l'arrivée des personnages issus du dernier film d'animation des studios Disney : La Reine des Neiges. Malheureusement, si l'idée sur le papier pouvait sembler excitante, ce n'est pas vraiment le cas à l'écran... En effet, si la série nous avait habitués à certaines réécritures dans l'histoire des personnages de contes, qu'elle empruntait à la culture populaire et qui rendaient le tout légèrement plus surprenant, il n'en est rien pour les personnages de La Reine des Neiges, ceux-ci n'étant que de simples "copier-coller" de leurs alter-ego animés... Il en va de même pour la storyline qui les accompagne et qui propose une sorte de "suite" au long-métrage d'animation, allant même jusqu'à en oublier certains détails.
> Elsa qui avait pourtant réussi à contrôler ses pouvoirs à la fin du film redevient ici la jeune femme craintive dont les pouvoirs se déchaînent lorsque ses émotions prennent le dessus...

mardi 16 décembre 2014

No Country for Old Men - Non, ce pays n'est pas pour le vieil homme, de Joel et Ethan Coen (2008)

No Country for Old Men - Non, ce pays n'est pas pour le vieil homme, réalisé par Joel et Ethan Coen, avec Tommy Lee Jones, Javier Bardem, Josh Brolin (2h02min)

Synopsis 

Llewelyn Moss rentre de la chasse lorsqu'il tombe sur le lieu d'un massacre en plein désert. Seul un Mexicain a survécu, agonisant. Llewelyn s'empare alors d'une mallette pleine d'argent. Pris de remords, il retourne dans le désert porter assistance au Mexicain. Commence alors une chasse à l'homme...

La critique de Powell

C'est une voix d'homme qui résonne dès les premières secondes du film. La voix d'un vieil homme. Tommy Lee Jones, contant la vie des shérifs d'antan, quand certains pouvaient se passer d'une arme. Dès l'ouverture du film, le décor est planté. Paysages désertiques à perte de vue, shérifs... le mythe de l'ouest américain semble renaître sous nos yeux. Il faut dire qu'en la matière, les frères Coen ne sont pas des novices, ils savent que l'Amérique s'est en partie construite sous les balles de fusils, et le mettent en application. Les cadavres pleuvent. Les frères Coen reviennent à leur premier amour, le Texas, sur les lieux où était né leur cinéma 24 ans auparavant, avec Blood Simple. Ils adaptent ici un roman de Cormac McCarthy (à qui l'on doit notamment La Route), autre fanatique de l'Ouest américain (il suffit de lire quelques pages de Méridien de Sang pour s'en convaincre), et signent un film d'une noirceur inouïe. 

mercredi 10 décembre 2014

8 Mile, de Curtis Hanson (2003)

8 Mile, réalisé par Curtis Hanson, avec Eminem, Kim Basinger, Mekhi Phifer, Brittany Murphy (1h51min)

Synopsis

Détroit, entre banlieues noire et blanche le long de la 8 Mile Road, 1995. Jimmy Smith Jr., jeune homme enclavé dans un quotidien miteux parsemé d'échecs, rêve de percer dans l'univers du rap. Un jour, alors qu'il participe à une "battle" - il reste paralysé par le trac face à son adversaire et quitte la scène couvert de honte. Jimmy va devoir redoubler d'efforts afin de faire son retour sur la scène amateur et peut-être espérer réaliser ses rêves...

La critique de Mickey

Capable du meilleur - on se souvient tous du virtuose L.A. Confidential - comme du pire - pas évident d'oublier de sitôt le harassant et inégal Lucky You - Curtis Hanson ne figure pas parmi la liste ô combien prestigieuse de ces réalisateurs suscitant une frénésie des plus vives lors de la sortie de leur dernier cru. Cinéaste même plutôt discret, Hanson parvient toutefois en 2003 - et pour la première fois depuis longtemps - à focaliser l'attention de toute une génération d'adolescents ayant été bercés aux sonorités acérées des punchlines frondeuses et insurrectionnelles d'Eminem. Perçu comme un emblème de sédition aux yeux des plus jeunes grâce à la présence en tête d'affiche du célèbre rappeur blanc, 8 Mile - fort d'une puissante hype - a logiquement rencontré un franc succès au box-office à l'époque. Cependant, derrière ses airs de pseudo-biopic promotionnel, l'œuvre de Curtis Hanson se révèle bien plus subtile, corrosive et dense qu'il n'y parait. Le réalisateur signe même ici son film le plus ambitieux et approfondi - que l'on pourrait qualifier de modeste chef d'œuvre - redorant le blason d'une filmographie bancale. Tour d'horizon.

mardi 9 décembre 2014

Le Dahlia Noir, de Brian De Palma (2006)

Le Dahlia Noir, réalisé par Brian De Palma, avec Josh Hartnett, Aaron Eckhart, Scarlett Johansson, Hilary Swank (2h00min)

Synopsis 

Dans les années 1940, à Los Angeles, deux inspecteurs, Bucky et Lee, enquêtent sur le meurtre sauvage d'Elizabeth Short, une jeune femme qui voulait percer dans le milieu hollywoodien. Derrière une enquête qui semble comme toutes les autres se dessine une machination bien plus obscure, mêlant amour, sadisme, rivalités et rédemption, véritable plongée dans l'envers du paradis hollywoodien, à laquelle les deux acolytes n'étaient pas préparés...

La critique de Boschomy

Quatre longues années après un Femme Fatale en demi-teinte, Brian De Palma entreprend l'adaptation du roman colossal The Black Dahlia de James Ellroy, inspiré de l'affaire du même nom. Au menu, une sombre affaire de meurtre dans l'univers d'Hollywood - baignée dans l'atmosphère grisante du film-noir - remise au goût du jour. Il s'agit d'un exercice plus délicat qu'il n'y paraît pour De Palma : entre une appropriation stylistique toujours affirmée et un récit très alambiqué, le cinéaste accouche d'une œuvre torturée et difficilement qualifiable.

lundi 8 décembre 2014

Night Call, de Dan Gilroy (2014)

Night Call, réalisé par Dan Gilroy, avec Jake Gyllenhaal, Rene Russo, Bill Paxton, Riz Ahmed (01h57min)

Synopsis

Épuisé par sa routine d'apprenti voleur, Louis Bloom décide de se lancer dans une forme alternative de journalisme qui consiste en la recherche d'images chocs et autres faits divers sordides, dans le but de les vendre aux chaînes de télévisions locales. Excessivement investi dans son nouveau métier, Louis Bloom parcourt les rues de Los Angeles pour dénicher les scoops les plus macabres. Il est bien décidé, pour cela, à recourir à tous les moyens et à enfreindre toutes les règles éthiques...

La critique de Boschomy

En s'arrêtant sur le titre original du film - Nightcrawler - on peut immédiatement avoir une idée de l'ambiance qui règne dans le long-métrage de Dan Gilroy : le terme de “nightcrawler”, typiquement américain, évoque en effet ces lombrics rosés, particulièrement friands d'obscurité et d'humidité, se faufilant à peu près partout avec une facilité sans commune mesure. La comparaison peut sembler grossière, elle n'en révèle pas moins énormément sur cette immense escapade nocturne à laquelle nous convie le scénariste du quatrième opus de la saga Jason Bourne : le lombric en question n'est autre que l'intrigant Louis Bloom, qui arpente avec avidité les rues de Los Angeles à la recherche d’événements chocs à filmer afin de les revendre aux chaînes de télévisions locales. Bienvenue dans une incursion glauque et sans concession en plein milieu californien, dans laquelle l'apprenti journaliste va repousser toutes les limites pour satisfaire sa soif de réussite et devenir l'idole de sa propre existence.

dimanche 7 décembre 2014

Penny Dreadful - Saison 1, de John Logan (2014)


Penny Dreadful - Saison 1, créée par John Logan, avec Josh Hartnett, Eva Green, Timothy Dalton (8 épisodes de 52 min)

Série inédite en France et disponible sur Netflix

Synopsis 

Dans le Londres du XIX° siècle, Ethan Chandler, un saltimbanque, reçoit la visite de la mystérieuse Vanessa Ives qui souhaite lui confier une "besogne nocturne". Ethan va ainsi découvrir l’existence de créatures maléfiques habitant les bas-fonds londoniens…

La critique de Ventus

Avant de commencer cette critique, il serait bon de définir ce qu’est un "penny dreadful". C'était une forme de publication extrêmement populaire dans le Londres du XIX° siècle qui mettait en scène de nombreuses créatures fantastiques, vendue pour la modique somme d’un penny afin de permettre à la population "moyenne" de l’époque d’avoir accès à une forme de lecture. C’est exactement sur ce postulat que débute la nouvelle série hypnotique et particulièrement réussie de la chaîne Showtime, mêlant différentes grandes figures de la littérature fantastique.

samedi 29 novembre 2014

Astérix : Le Domaine des Dieux, de Louis Clichy et Alexandre Astier

Astérix : Le Domaine des Dieux, réalisé par Louis Clichy et Alexandre Astier, avec Roger Carel, Guillaume Briat, Alexandre Astier, Lorànt Deutsch (1h28min)

Synopsis

Nous sommes en 50 av. J.C. et toute la Gaulle est occupée par les Romains… Toute ? Non ! Car un village peuplé d'irréductibles Gaulois résiste encore et toujours à l'envahisseur. Excédé par cette situation, César décide d’amener la civilisation romaine en Armorique en construisant un domaine luxueux baptisé "Le Domaine des Dieux". Petit à petit, le village gaulois va se laisser tenter par ce nouveau mode de vie. Astérix et Obélix devront redoubler d’ingéniosité pour stopper les plans de César...

La critique de Ventus

Après une dernière adaptation live complètement à côté de la plaque, le plus célèbre des petits gaulois revient sur nos écrans pour une adaptation animée dirigée par Louis Clichy et Alexandre Astier, et force est de constater que le résultat est plus que satisfaisant. Il faut bien l’avouer, le film est respectueux de son matériau d’origine, tout d’abord grâce aux dialogues d’Alexandre "Kaamelot" Astier qui représentent l’énorme point fort du film. En effet, le créateur de la célèbre série comique s'inspirant la légende arthurienne conserve l’humour de la BD de Goscinny et Uderzo, tout en y apportant sa touche personnelle, ce qui permet à l’ensemble de faire mouche et parler aussi bien aux petits qu’aux grands.

lundi 17 novembre 2014

Une Nouvelle Amie, de François Ozon (2014)

Une Nouvelle Amie, réalisé par François Ozon, avec Romain Duris, Anaïs Demoustier, Raphael Personnaz (1h47min)

Synopsis 

A la mort de sa meilleure amie Laura, Claire promet de veiller sur son mari et sa fille. Peu après l'enterrement, Claire fait une étrange découverte...

! Attention !

! Critique contenant des spoilers !


La critique de Powell

François Ozon est depuis une décennie l'un des cinéastes majeurs du cinéma français. Il le confirme encore une fois avec Une Nouvelle Amie. C'est un conte que nous livre le réalisateur, à la manière de Ricky (un enfant porteur d'ailes) ou de Dans la Maison (où Luchini se perdait dans l'écriture de l'un de ses élèves). Ici, on retrouve les éléments d'histoires enfantines transcrites dans le monde des adultes. Claire ouvre une porte, se glisse dans une immense demeure, et découvre ce qui va changer sa vie. David, le mari de sa meilleur amie se travestit. Selon ses dires il se déguise en femme car il aime les femmes et veut leur ressembler. Une Nouvelle Amie n'est pas un film sur le travestissement. A aucun moment le réalisateur ne prend parti. Il se contente de montrer un homme, David, cherchant un moyen d'oublier la tristesse, et une femme, Claire, qui au contact de David/Virginia, trouve sa voie, puis se perd, pour enfin changer de vie.

jeudi 6 novembre 2014

Le meilleur de Woody, par Powell

Numéro 10

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe... sans jamais oser le demander (1972)

Pourquoi ? C'est un film à sketchs réussi et très drôle !

L'argument à la con de Powell : Woody en spermatozoïde devrait vous suffire... 

mardi 4 novembre 2014

Le Bal des Vampires - Le Musical, de Roman Polanski (2014)

Le Bal des Vampires : Le Musical, uniquement au Théâtre Mogador du 16 octobre 2014 au 5 juillet 2015, mis en scène par Roman Polanski, avec Stéphane Métro, Daniele Carta Mantiglia, Rafaëlle Cohen, David Alexis (~ 2h30min hors entracte)

Synopsis

Dans un petit village de Transylvanie, Sarah, la fille de l’aubergiste, est enlevée par le mystérieux Comte Von Krolock. Lorsque le professeur Abronsius et son assistant Alfred arrivent au château du Comte pour sauver la jeune fille, ils ne se doutent pas que la demeure abrite de nombreux suceurs de sang venus pour assister au Bal des Vampires…

La critique de Ventus

17 ans après sa première représentation en Autriche et plus de 7 millions de spectateurs à travers le monde, le musical inspiré du Bal des Vampires de Roman Polanski pose enfin ses valises à Paris au Théâtre Mogador grâce à la société Stage Entertainment qui avait entre autres amené à Paris les musicals Le Roi Lion, Mamma Mia ou encore plus récemment La Belle et la Bête. Il faut tout d’abord avouer que les craintes autour de ce spectacle étaient de mise, cependant, elles s’évanouissent très vite dès les première minutes du spectacle qui conserve le ton parodique du film dont il s’inspire. En effet, l’humour est présent durant tout le spectacle que ce soit au travers de certains personnages comme le père Chagall, dont chaque réplique amène forcément au rire (on retiendra notamment celle du vampire juif) ou grâce aux situations rencontrées par le professeur Abronsius et Alfred.

Magic in the Moonlight, de Woody Allen (2014)

Magic in the Moonlight, réalisé par Woody Allen, avec Colin Firth, Emma Stone (1h38min)

Synopsis

Wei Ling Soo, magicien de renom, est chargé par l'un de ses amis de se rendre dans le Sud de la France pour essayer de démasquer la supercherie autour de Sophie, jeune américaine apparemment médium...

La critique de Powell 

Woody Allen est une machine cinématographique produisant des films en quantités industrielles depuis quarante ans, que ça soit pour le meilleur, mais aussi pour le pire. Magic in the Moonlight s'inscrit dans la catégorie des grands Woody. Le décor est planté dès les premières scènes, les protagonistes sont des magiciens, tous plus menteurs les uns que les autres. Colin Firth est sommé par un ami de l'aider à démasquer celle qui se fait passer pour une médium. L'action du film se passe dans le Sud de la France, sur la côte d'Azur chez de riches propriétaires anglais. La reconstitution (début du XXème siècle) est très bien exécutée, les voitures sont somptueuses et les costumes tous plus élégants les uns que les autres. A vrai dire, il n'y a quasiment aucun défaut au niveau de l'image dans ce film. Tout est parfaitement pensé du début à la fin. Comme toujours chez Woody Allen, la bande originale est essentiellement composée de jazz et de musique classique, ni trop présents, ni pas assez. Le mélange colle parfaitement avec le film. Le scénario est une espèce de "cluedo au pays des magiciens" et, même si l'issue est prévisible, on se laisse (très) facilement emporter dans cette histoire.

lundi 3 novembre 2014

Interstellar, de Christopher Nolan (2014)

Interstellar, réalisé par Christopher Nolan, avec Matthew McConaughey, Anne Hathaway, Michael Caine, Jessica Chastain, Casey Affleck (2h49min) 

Synopsis 

2051. La Terre se meurt. Entre récoltes qui disparaissent à petit feu et tempêtes de poussière incessantes qui rythment la vie des habitants, la fin est proche. La décision d'envoyer une équipe spatiale trouver un refuge sur une autre planète vivable est prise. Un ingénieur va devoir se séparer de ses enfants pour mener à bien cette mission…

La critique de Ginlange

Après avoir ressuscité Batman et nous avoir fait voyager à l’intérieur de nos rêves, Nolan nous emmène aux confins de l’univers. Inutile de présenter le désormais acclamé Christopher Nolan autant par le public que par les critiques, ponte d’Hollywood, et l’un des plus grands faiseurs d’histoires de sa génération. C’est pour ces diverses raisons qu’Interstellar était l’un, si ce n’est le film le plus attendu de l’année. Et le résultat est largement à la hauteur des attentes. Le long-métrage s’avère être le film le plus ambitieux et le plus abouti de la filmographie du cinéaste, si ce n’est le meilleur. Le réalisateur nous livre une épopée spatiale à la fois spectaculaire, hypnotique et sidérante. Une fois le film commencé, nous sommes emportés par trois heures grisantes de pur cinéma. 

samedi 1 novembre 2014

Le cinéma d'horreur moderne ne fait-il plus peur ? Réflexions sur l'horreur au XXIème siècle, par Boschomy

L'incontournable Michael Myers, issu du non-moins
 incontournable La Nuit des Masques (John Carpenter, 1978)
Halloween. Une occasion rêvée pour passer une soirée entière devant votre écran, à furieusement engloutir vos films d'horreur préférés. Mais voilà, le constat est là, blasant: les films d'horreur ne font (feraient?) plus peur. Un triste constat, qui vous condamne à vous repasser, non sans une certaine lassitude, quelques incontournables du genre : La Nuit des masques, Les Griffes de la nuit, l'Exorciste, Alien... Mais vous en avez marre de ressasser les mêmes œuvres, aussi excellentes soient-elles. Cela tombe bien, nous aussi. Un autre constat nous irrite : celui de devoir renoncer, au XXIème siècle, à un cinéma horrifique qui ferait véritablement peur. Ce pourquoi nous allons essayer, avec beaucoup de modestie mais avec une dose énorme de passion, de déceler ce mal de l'horreur moderne, en nous interrogeant sur la capacité de ce dernier à réellement nous effrayer, nous éprouver. Cet article sera une opportunité pour soumettre quelques réflexions sur le thème gigantesque de la peur dans le film d'horreur, avant de suggérer quelques films qui démontrent qu'aujourd'hui encore, la peur à l'écran est toujours d'actualité. Bonne lecture et bon Halloween.

jeudi 30 octobre 2014

Gladiator, de Ridley Scott (2000)

Gladiator, réalisé par Ridley Scott, Russell Crowe, Joaquin Phoenix, Connie Nielsen, Djimon Hounsou (2h35min)

Synopsis

Mourant et jugeant son fils Commode incapable de prendre les rênes de Rome, l'empereur Marc Aurèle demande à son plus fidèle et émérite général Maximus de lui succéder. Commode, fou de rage, assassine son père et s'empare par la force du pouvoir. Jaloux du prestige de Maximus, il ordonne son arrestation et son exécution. Le général parvient à échapper à ses assassins mais ne peut empêcher le massacre de sa famille. Déserteur, un marchand d’esclaves le capture. Maximus devient alors un gladiateur prêt à tout pour venger sa femme et son fils... 

La critique de Mickey

L'année 2000 aura été un tournant dans le genre du péplum. Ridley Scott, auteur d’œuvres majeures du 7e Art comme Alien ou encore Blade Runner, redonne alors ses lettres de noblesse à un genre tombé en désuétude depuis son âge d'or des années 60 avec les magistraux Spartacus et Ben Hur. Encensé par les critiques presse et spectateurs à sa sortie et lauréat de nombreuses récompenses comme les Oscars du meilleur film et du meilleur acteur - pour Russell Crowe - Gladiator a su depuis maintenant presque 15 ans se hisser au statut de chef d'œuvre universel, et même encore plus comme un film nécessaire voire indispensable. Revenons aujourd'hui sur cette référence du péplum qui incarne l'une des œuvres les plus fortes de Ridley Scott, si ce n'est la plus aboutie.

mardi 28 octobre 2014

Les meilleures séries à regarder pour Halloween, par Ventus

Pour beaucoup d’entre nous, Halloween est synonyme de déguisements, citrouilles, sorcières mais surtout de visionnage de films d’horreur. Même si cela reste une tradition le soir de la fête des morts, les films ne sont pas le seul moyen de se faire peur, en effet, de nombreuses séries ont elles aussi franchi le pas pour proposer des contenus de plus en plus effrayants. Nous vous invitons donc, si vous l’osez, à vous joindre à nous pour cet aperçu des séries qui vous feront frissonner pour Halloween...


mercredi 22 octobre 2014

The Town, de Ben Affleck (2010)

The Town, réalisé par Ben Affleck, avec Ben Affleck, Rebecca Hall, Jon Hamm, Jeremy Renner (2h03min)

Synopsis

Charlestown, quartier de Boston. Doug MacRay et sa bande d'amis d'enfance mènent une vie prospère en braquant banques et fourgons. Mais un jour, tout va basculer pour Doug lorsqu'un casse prend une tournure imprévue et qu'ils prennent en otage une employée de banque dont il va s'éprendre...

La critique de Mickey

Après avoir créé la surprise en livrant un magistral et étonnant premier jet avec Gone Baby Gone, Ben Affleck était attendu au tournant avec son second long-métrage. Souvent - et injustement - critiqué par le monde de la cinéphilie en tant qu'acteur, sa maestria soudaine derrière la caméra a attiré tous les regards, amplifiant l'attente de The Town. Le film a toutefois partagé les avis à sa sortie. Critiqué pour son manque d'originalité et parfois même insulté de pâle ersatz de Heat de Michael Mann par les uns, adulé par les autres pour sa redoutable efficacité, le film n'a pas manqué de faire parler du lui. Finalement le cinéaste a-t-il confirmé son talent derrière la caméra ? Soyons francs, la belle gueule d'Hollywood a encore frappé fort et prouve bel et bien qu'il est un réalisateur prometteur à suivre, et de très près même.

lundi 20 octobre 2014

Annabelle, de John R. Leonetti (2014)

Annabelle, réalisé par John R. Leonetti, avec Annabelle Wallis, Ward Horton, Alfre Woodard (1h38min)

Synopsis

Suite à l'arrivée d'une étrange poupée dans leur maison, dernière pièce manquante d'une collection déjà bien fournie, le jeune couple Gordon devient victime de phénomènes paranormaux récurrents qui envahissent progressivement leur paisible quotidien...

Prequel du film The Conjuring : Les Dossiers Warren

La critique de Boschomy

On ne va pas se le cacher, Annabelle n'était pas forcément le projet horrifique le plus attendu de ce mois, ni même celui le plus attendu tout court. Qu'il arrive peu de temps après l'entreprenant The Conjuring n'a rien d'étonnant en soi. C'est si peu étonnant que l'on pouvait d'ores et déjà esquisser un sourire en pensant à l'aubaine financière que susciteraient les mésaventures de la sinistre Annabelle qui, en effet, se paye le luxe de faire du coude à coude avec Gone Girl aux États-Unis pour sa première semaine d'exploitation. Mais sans James Wan à la réalisation et avec dans un délai d'exécution bien trop rapproché de son aîné, il y avait fort à parier qu'Annabelle ne puisse s'imposer que comme un film dérivé bancal et opportuniste, petit produit péremptoire à consommer puis à oublier... à moins que sous ses faux-airs, la poupée se révèle plus machiavélique qu'il n'y parait...

jeudi 16 octobre 2014

Ordure !, de Jon S. Baird (2014)

Ordure !, réalisé par Jon S. Baird, avec James McAvoy, Jamie Bell, Eddie Marsan, Imogen Poots (1h37min)

Synopsis 

Le sergent-détective Bruce Robertson compte bien se voir attribuer la promotion convoitée par tous ses collègues. Chargé d'une affaire de meurtre, il décide de prendre la situation en main afin de parvenir à ses fins. Cependant tout ne va pas se passer comme prévu. Il semblerait bien que Bruce cache quelques lourds secrets qui vont compliquer sa tâche...

La critique de Mickey

Décidément Irvine Welsh n'en finit plus d'inspirer le monde du 7e Art. Après l'adaptation de Transpotting par Danny Boyle en 1996, c'est aujourd'hui à Filth que s'intéresse Jon S. Baird. Auteur d'une première réalisation - Hooligans - loin d'être dénuée de qualités bien au contraire, le cinéaste rempile derrière la caméra en livrant cette fois-ci un film bien plus personnel et débridé, non pas sans risques. Là où Hooligans manifestait une certaine sobriété accessible, Ordure ! prend le parti pris de s'adresser à un public bien plus mature et cinéphile et donc forcément plus restreint et moins universel. Cette audace est-elle judicieuse en fin de compte ? Même si le long-métrage est passé relativement inaperçu, la faute à sa sortie uniquement en "direct to DVD", il vaut non seulement le détour mais alerte surtout le petit monde de la cinéphilie : Jon S. Baird est un réalisateur à suivre. 

mardi 14 octobre 2014

Mommy, de Xavier Dolan (2014)

Mommy, réalisé par Xavier Dolan, avec Anne Dorval, Suzanne Clément, Antoine Olivier Pilon (2h18min)

Synopsis

Diane est une veuve dépassée, devant accueillir son fils Steve, adolescent atteint de troubles psychiatriques, venant d'être mis à la porte de son établissement spécialisé. Dans ses galères, Diane rencontre Kyla, sa nouvelle voisine qui va accepter de faire classe à Steve...

La critique de Powell

Xavier Dolan a changé, il ne se filme plus le nombril comme dans ses précédents films (Les Amours Imaginaires, en tête de gondole). Il n'en reste pas moins prétentieux. Prenant le parti d'utiliser le format 1:1 (excepté lors de quelques scènes), il fusille son film dès la scène d'ouverture. En effet, ce format peut être utilisé pour donner au spectateur un sentiment de quasi claustrophobie s'opposant à un format 16:9 utilisé lors des scènes où le héros, Steve, se sent libre. Mais l'utilisation de ce "carré parfait" ne sert ici strictement à rien, le sentiment d'oppression n'étant jamais présent chez le spectateur. De plus, le format 1:1 nuit au film car il contraint Dolan à diriger ses scènes au milieu d'un périmètre restreint, laissant moins de place à l’environnement des personnages.

lundi 13 octobre 2014

Freddy : Les Griffes de la Nuit, de Samuel Bayer (2010)

Freddy : Les Griffes de la Nuit, réalisé par Samuel Bayer, avec Jackie Earle Haley, Rooney Mara, Kyle Gallner (1h35) - Remake des Griffes de la Nuit de Wes Craven 

Synopsis

Cinq adolescents de la banlieue d'Elm Street sont victimes d'abominables cauchemars mettant en scène un croquemitaine effrayant brûlé au visage et arborant de sa main droite un gant muni de lames de rasoir. Essayant tant bien que mal de se rassurer mutuellement sur ces cauchemars, les adolescents comprennent la dangerosité des événements dès lors que l'un d'entre eux est tué dans son sommeil : ils n'ont alors plus d'autre choix que de rester éveillés pour échapper à ce tueur qui n'a rien d'imaginaire...

La critique de Boschomy

Il est assez surprenant de constater qu'en près de trente ans d'existence, personne ne s'était aventuré à réaliser un remake du cultissime Les Griffes de la Nuit de Wes Craven. Après une pléiade de suites très inégales, suivant le processus mercantiliste infini de réhabilitation du tueur, tout comme ses confrères Michael Myers et Jason Voorhees l'ont expérimenté avant lui, Freddy Krueger avait fini par tomber dans les oubliettes après la dernière tentative de Craven en personne pour lui redonner vie dans l'honorable Freddy Sort de la Nuit (oublions le misérable crossover de 2004, par pitié !). Il aura fallu attendre le providentiel Michael Bay pour redémarrer la franchise (malgré la colère de Craven) : un renouveau qui a de l'idée mais qui peine réellement à convaincre.

dimanche 12 octobre 2014

Gone Girl, de David Fincher (2014)

Gone Girl, réalisé par David Fincher, avec Ben Affleck, Rosamund Pike, Neil Patrick Harris (2h29min)

Synopsis

Le jour du cinquième anniversaire de son mariage, Nick Dunne trouve le salon sens dessus dessous. S'apercevant que sa femme a disparu, il alerte la police. Pression des forces de l'ordre, spéculation des médias, mensonges et comportement étrange de Nick, tout semble désigner le mari comme le parfait meurtrier, amenant l'Amérique à se poser une unique question : a-t-il assassiné sa femme ?

La critique de Mickey

Après nous avoir livré quelques thrillers noirs parmi les meilleurs jamais réalisés, on pense à Seven, Zodiac ou encore le plus récent Millenium : Les Hommes qui n’Aimaient pas les Femmes, David Fincher continue avec ce registre qui lui sied tant en adaptant le roman de Gillian Flynn, Les Apparences (que les fans du livre se rassurent, le film respecte à la perfection l'œuvre maîtresse). Comme à chacun de ses nouveaux films, l'attente était palpable dans le monde de la cinéphilie. Le réalisateur allait-il à nouveau signer un thriller implacable, sombre, dédaléen et magistralement orchestré comme à son habitude ? Fort d'une filmographie exemplaire sans réel faux pas, la question était légitime. La réponse ? Levons le voile de suite : Fincher nous prouve à nouveau qu'il demeure un des maîtres incontestés du thriller. Explications.

samedi 11 octobre 2014

Horns, de Alexandre Aja (2014)

Horns, réalisé par Alexandre Aja, avec Daniel Radcliffe, Juno Temple (1h59min)

Synopsis

Ignatius Perrish et Merrin Williams forment un jeune couple heureux. Seulement, lorsque Merrin est assassinée, toute la ville est persuadée que son assassin n'est autre qu'Ignatius. A la suite d'une gueule de bois, ce dernier se réveille avec des cornes sur le front qui lui permettent de faire avouer la vérité aux personnes qui l'approchent, l'occasion pour lui de trouver le véritable assassin de Merrin et de lui faire payer...

La critique de Ventus

Après son excellent remake de La Colline a des Yeux et le sympathique Piranha 3D, Alexandre Aja continue sur sa lancée en restant dans le registre qui l'a rendu célèbre, celui de l'horreur. En adaptant le roman Cornes de Joe Hill (alias le fils de Stephen King), Aja ne se trouve pas trop dépaysé et offre au spectateur un film inclassable permettant à Daniel Radcliffe de faire oublier le rôle du sorcier binoclard qui l'avait rendu célèbre. En effet, la grande force du long-métrage, c'est son casting et particulièrement Radcliffe dans le rôle de ce jeune homme totalement paumé et surpassé par les événements. Le jeune britannique livre une excellente prestation passant du statut de jeune homme tranquille à celui d'homme assoiffé de vengeance grâce au pouvoir que lui confèrent les cornes qui poussent sur son front. En face de lui, Juno Temple parvient à nous émouvoir dans ce rôle d'amoureuse transie malgré une présence à l'écran très limitée. Le casting secondaire, quant à lui, est excellent et nous offre quelques scènes humoristiques grâce à des dialogues savoureux.

vendredi 3 octobre 2014

Near Death Experience, de Bruno Delépine et Gustave Kervern Experience (2014)

Near Death Experience, réalisé par Bruno Delépine et Gustave Kervern Experience, avec Michel Houellebecq (1h27min)

Synopsis

Paul, la cinquantaine, déprime. Un vendredi 13, il décide de mettre fin à ses jours...

La critique de Powell

Le cinéma de Delépine et Kervern est particulier. Parfois potache (oui Groland n'est pas le truc le plus fin de l'univers), et souvent à la limite entre absurde et bouleversant. Near Death Experience n'échappe pas à la règle, sauf qu'ici ils poussent l'étrangeté de leur cinéma à son paroxysme. L'image est floue, excepté à deux moments, bien entendu non mentionnés dans cette critique pour ne pas tout gâcher.

On ne voit que deux visages dans le film, celui de Paul et celui d'un homme qui lui propose une course de "petits cyclistes" en pleine nature. Les autres personnages sont filmés soit de dos, soit coupés. Le film oscille sans cesse entre des scènes burlesques et des monologues touchants. Paul est touchant. Michel Houellebecq se révèle (après le jubilatoire téléfilm L'enlèvement de Michel Houellebecq) être un acteur épatant. On se laisse bercer par sa diction si particulière tout au long du film. On s'attache à Paul, cet ivrogne fumeur et dépressif qui n'a qu'une seule envie : mourir. Mais il est plus difficile qu'on ne le croit de mourir. Et c'est là tout le propos du film. Paul essaye. Il essaye encore et encore. Y arrivera-t-il ?

jeudi 2 octobre 2014

Le Vent se Lève, de Ken Loach (2006)

Le Vent se Lève, réalisé par Ken Loach, avec Cillian Murphy, Liam Cunningham (2h04min)

Synopsis

1920, la guerre civile fait rage en Irlande. Les "Black and Tans", troupes anglaises, sont envoyées par bateau jusqu'en Irlande pour combattre les indépendantistes. Damien, alors jeune médecin, abandonne sa carrière pour rejoindre l'armée indépendante et son frère Teddy... 

La critique de Powell

2006 est l'année du dernier grand film palmé à Cannes : Le Vent se Lève, signé du plus politique des cinéastes Britanniques, Ken Loach. Il fut longtemps catégorisé (et pas forcément à tort) comme un justicier, réalisateur défenseur des faibles et des opprimés, à la limite du manichéisme. Mais avec ce film, Loach semble avoir compris que la lutte ne se limite pas à un combat du bien contre le mal. Défendre une cause, aussi noble soit-elle, implique parfois des sacrifices, et des actes regrettables. C'est la principale problématique du film. Bien sûr, il est de notoriété publique que le réalisateur est plutôt marxiste, mais ici, cela n'a pas son importance.

mardi 30 septembre 2014

Les Promesses de l'Ombre, de David Cronenberg (2007)

Les Promesses de l'Ombre, réalisé par David Cronenberg, avec Naomi Watts, Viggo Mortensen, Vincent Cassel, Armin Mueller-Stahl (1h40)

Synopsis 

Anna, sage-femme londonienne, récupère le journal d'une adolescente russe décédée lors d'un accouchement. Afin de retrouver le père de l'enfant, Anna fait traduire le journal par son oncle Stepan. Grâce à quelques indices, elle se rend dans un restaurant russe où elle rencontre Semyon, le patron, qui propose de traduire le journal. Ce qu'Anna ignore, c'est que Semyon et le journal sont étroitement liés...

La critique de Powell

Deux ans après l'excellent A History of Violence, David Cronenberg retrouve Viggo Mortensen et signe un thriller comme on aimerait en voir plus. Si le film a une apparence de film noir hollywoodien classique, il n'en est rien. Habitué des scénarios complexes, le réalisateur s'en écarte et livre un film percutant. Tout est clair dans ce film, limpide, chaque scène sert l'histoire (certains y verront une progression dans le style d'un réalisateur qui part le passé a pu se perdre dans des scènes parfois dispensables), la mise en scène est chirurgicale, fulgurante. Pas d'esbroufes dans ces Promesses de l'Ombre.

dimanche 28 septembre 2014

The Leftovers - Saison 1, de Damon Lindelof et Tom Perrotta (2014)

The Leftovers - saison 1, créée par Damon Lindelof et Tom Perrotta, avec Justin Theroux, Liv Tyler, Amy Brenneman (10 épisodes de 60 min)

Synopsis

Le 11 octobre 2011, 2% de la population mondiale disparaît soudainement et sans aucune explication plausible. Trois ans plus tard, alors que le mystère reste entier autour de ces funestes disparitions, la vie a repris son cours dans la petite bourgade de Mapleton. Mais derrière l'apparente quiétude des habitants se cache une angoisse collective permanente, exacerbée par la manifestation de phénomènes étranges, dont l'apparition d'une secte aux buts insondables...

La critique de Boschomy

Après le succès à peine surprise de True Detective, HBO poursuit sur sa lancée avec la programmation de The Leftovers, série dramatique à forte teneur psychologique centrée sur la mystérieuse disparition de millions de personnes autour du globe, ainsi que sur les efforts de ceux qui sont restés pour reconstruire leur vie en dépit de l'absence de réponse face à ce phénomène inédit. Inspirée du roman éponyme de Tom Perrotta, également créateur de la série aux côtés de Damon Lindelof (collaborateur de Abrams, avec lequel il a notamment élaboré la série Lost), The Leftovers s’accommode notamment de quelques noms prestigieux, dont celui du réalisateur Peter Berg, de l'acteur Justin Theroux et de l'actrice Liv Tyler.

jeudi 25 septembre 2014

Inside Llewyn Davis, de Joel et Ethan Coen (2013)

Inside Llewyn Davis, réalisé par Joel et Ethan Coen, avec Oscar Isaac, Carey Mulligan, Justin Timberlake (1h45min)

Synopsis

Dans les années 60, Llewyn Davis, chanteur américain, tente tant bien que mal de se faire une place en tant que musicien reconnu...

La critique de Powell

Inside Llewyn Davis est l'histoire d'un échec. L'échec perpétuel comme l'aiment à raconter les frères Coen. Ces deux là ont toujours aimé les loosers magnifiques (The Big Lebowsky, O'brother, Burn After Reading, A Serious Man...).Les deux frères trouvent ici leur perdant idéal en la personne de Llewyn Davis. Cet homme semble maudit. Musicien folk ayant frôlé le succès en duo, il se retrouve seul à la mort de son partenaire. C'est la guitare à la main qu'il ère entre cafés (ou se succèdent des musiciens improbables), et les rues de Greenwich, enneigées.

mercredi 24 septembre 2014

Enemy, de Denis Villeneuve (2014)

Enemy, réalisé par Denis Villeneuve, avec Jake Gyllenhaal, Mélanie Laurent, Sarah Gadon (1h30)

Synopsis

Adam est un professeur d'histoire tout ce qu'il y a de plus commun, à la vie routinière occasionnellement perturbée par les venues de sa petite amie à son domicile. Un jour, alors qu'il décide de combler son ennui en regardant un film, il aperçoit son sosie parfait à l'écran. Intrigué, il mène son enquête et découvre la véritable identité de son double, un homme ordinaire, marié, acteur de cinéma. En cherchant à tout prix à rencontrer ce mystérieux double, Adam compte bien élucider cette énigme : lequel des deux est lui, lequel est l'autre ?

La critique de Boschomy

Fort d'une popularité grimpante ces dernières années (Incendies, puis l'aventure hollywoodienne initiée avec Prisoners), Denis Villeneuve remet le couvert en entreprenant l'adaptation de l'intrigant roman de José Saramago, L'autre Comme Moi. Le résultat est aussi surprenant qu'inattendu : loin du cinéma qui lui a permis de gravir les marches du succès, Villeneuve se replie sur un conte obsessionnel ésotérique qui multiplie les références, le tout dans une ambiance hallucinatoire.

mardi 23 septembre 2014

Only Lovers Left Alive, de Jim Jarmush (2014)

Only Lovers Left Alive, réalisé par Jim Jarmush, avec Tilda Swinton, Tom Hiddleston, Mia Wasikowska, John Hurt (2h03min)

Synopsis 

Adam et Eve, couple de vampires, mènent une vie partagée entre Tanger et Détroit. Tandis qu'Eve cherche à les approvisionner en sang humain trouvé dans les hôpitaux, Adam se morfond en composant de la musique dans une vieille demeure de Détroit. Le jour où Ava - petite sœur d'Eve - les rejoint, la vie des deux amants devient perturbée...

La critique de Powell

Comment (sur)vivre face à l'immortalité? Telle est l’interrogation principale du nouveau film de Jim Jarmush, un peu comme dans l’immense Broken Flowers - une décennie auparavant où Bill Muray, déprimé, retraçait sa vie en cherchant ses anciens amours - ou encore dans le très moyen Limits of Control.

Ici, pas d’homme dépressif mais des vampires. C’est la grande idée du film, ils ont tout vécu, connaissent tout. Adam, musicien (dépressif) depuis plusieurs siècles, ami de Schubert et Byron, aujourd'hui rocker reclus dans une vieille bâtisse de Détroit, las de sa trop longue vie. Comme dans la Bible, Adam aime Eve, vampire elle aussi. Eve, c’est Tilda Swinton, sublime dans les rues de Tanger, sublime dans les décors vides de Détroit. Inquiète pour Adam le suicidaire, aux mauvaise fréquentations. Ces vampires-là ne tuent pas, ils se fondent dans la masse et boivent du sang trouvé dans les hôpitaux.

dimanche 21 septembre 2014

La rentrée 2014/2015 des séries sur ABC, par Ventus

Pour de nombreuses personnes, la rentrée ne rime pas forcément avec le retour à l'école mais plutôt avec celui de leurs séries préférées après plusieurs mois d'absence et l'arrivée de nouvelles productions qui attisent notre curiosité et peuvent se révéler être d'excellentes surprises... Comme d'énormes déceptions.

Rien que pour vous, Allocritik vous présente les nouvelles séries de cette saison et propose également un aperçu des séries renouvelées qui reviennent pour un autre tour de piste cette année. On commence par la chaîne ABC...

mercredi 17 septembre 2014

Présentation du staff

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Bienvenue à toutes et à tous,

L'équipe Allocritik fait sa rentrée et s'agrandit ! Elle se compose désormais de six cinéphiles, radicalement différents d'un point de vue cinéphilique (nous vivons cependant tous en harmonie dans une ambiance des plus joviales et affectives) mais ayant une seule et même passion : le 7e Art. Nous espérons que vous prendrez du plaisir à naviguer sur le Blog et lire nos critiques, dossiers et nouveautés, que nous publions dans un souci primordial de qualité et de pertinence, ainsi qu'avec une perpétuelle vision innovante.

mercredi 27 août 2014

Allocritik recrute !

A l'occasion de la rentrée, le Blog souhaite se déployer, gagner en envergure, et pour cela, nous avons besoin de toi (un peu patriotisme Hollywoodien ne fait pas de mal) ! 


Tu es un cinéphile insatiable, désireux d'étendre ta connaissance du 7e Art vers l'infini et au-delà, doté d'une plume affûtée, avide d'exercice, et à l'orthographe irréprochable (ou presque allez soyons tolérants) ? Si ta motivation est infaillible alors contacte-nous via l'onglet Contact ou en nous envoyant un message sur notre page Facebook. Qui sait, peut-être nous rejoindras-tu dans cette aventure intense en émotion !

Edit : Les candidatures sont stoppées ! Vous avez été nombreux à postuler et nous vous en remercions. L'heure est à présent au départage et nous vous ferons savoir au plus vite sur notre page Facebook via une annonce officielle le nom des sélectionnés. Le staff sera bien entendu mis à jour et les présentations et rôles de chacun établis.

mardi 26 août 2014

22 Jump Street, de Phil Lord et Christopher Miller (2014)

22 Jump Street, réalisé par Phil Lord et Christopher Miller, avec Jonah Hill, Channing Tatum, Ice Cube, Peter Stormare (1h52min)

Synopsis

Schmidt et Jenko, nos policiers préférés toujours aussi antagoniques et incompétents, se voient cette fois-ci mutés à la nouvelle unité secrète de la police flambant neuve, nom de code 22 Jump Street. Leur mission, toujours la même : utiliser leur apparence juvénile pour infiltrer la FAC et démanteler un réseau de trafic de drogue...

La critique de Mickey :

Après le succès fortuit au box-office de 21 Jump Street en 2012, il était légitime que Phil Lord et Christopher Miller rempilent derrière la caméra. Globalement plébiscité par les spectateurs - les inconditionnels de la série éponyme dont il est tiré n'ayant pas toujours apprécié le virage à 90° dans l'humour crétin et débridé - le premier opus avait suscité un enthousiasme général à l'idée d'une suite. Toutefois, les attentes étaient grandes : 22 Jump Street allait-il simplement plagier son aîné ou réussir à renouveler son concept barré et délirant qui avait tant plu la première fois ? La réponse sort de la bouche même du commissaire Hardy au début du film : "Do the same thing as last time and everyone's happy", enfin presque.

mercredi 20 août 2014

Muppets Most Wanted, de James Bobin (2014 aux Etats-Unis)

Muppets Most Wanted, réalisé par James Bobin, avec Ricky Gervais, Ty Burell, Tina Fey, Tom Hiddleston (1h48min)

Synopsis

Après avoir été réunis, les Muppets sont redevenus de grandes stars et décident de commencer une tournée mondiale de leur spectacle à travers l’Europe. Cependant Constantine, la célèbre grenouille criminelle, a pris la place de Kermit, injustement enfermé au goulag. Les Muppets vont devoir redoubler d’efforts pour sortir leur leader de prison... 

La critique de Ventus :

Après un retour triomphal aux Etats-Unis en 2012 grâce à James Bobin derrière et Jason Segel devant la caméra (Disney France ayant décidé de ne sortir la nouvelle aventure des Muppets qu’en Blu-ray et DVD), les célèbres marionnettes reviennent dans une nouvelle aventure qui les amène aux quatre coins de l’Europe, toujours sous la direction du même réalisateur. Si le premier film avait permis de remettre les célèbres marionnettes au goût du jour, on était en droit de craindre une suite en demi-teinte car comme le disent si bien nos amis les Muppets : "tout le monde sait que la suite n’est pas aussi bien que le premier film". Alors, quel est le verdict ?

lundi 18 août 2014

Under the Skin, de Jonathan Glazer (2014)

Under the Skin, réalisé par Jonathan Glazer, avec Scarlett Johansson (1h47min)

Synopsis

Une extraterrestre prénommée Laura arrive sur Terre avec un objectif précis : séduire des hommes pour se nourrir d'eux ensuite...

La critique de Ginlange :

Under the Skin est le troisième film de Jonathan Glazer en 13 ans. Peu productif, le réalisateur britannique adapte ici librement la nouvelle Sous la Peau de Michael Faber. Si ses précédents films étaient munis d’une atmosphère déroutante, celui-ci ne déroge pas à la règle et se révèle non seulement unique, mais également un OVNI cinématographique qui dépasse le statut même de simple film.

Under the Skin est une œuvre sensorielle faite de sons - percutions, fourmillements et grincements totalement immersifs tout le long du film - et images subliminales, telle la danse nuptiale de notre protagoniste extraterrestre qui apparaît à plusieurs reprises au cours du long métrage. Aussi fascinante que dérangeante, cette scène reflète le film en lui-même : perturbant. La mise en scène oscille entre des images psychédéliques et des séquences proches du documentaire, certaines étant même filmées en pleine rue, avec une caméra cachée en "GoPro" pour profiter de la réaction des passants face au personnage de Laura. A partir de là, faire la différence entre le réel et l’imaginaire devient difficile et nous sommes nous aussi hypnotisés par cette douce créature. 

mercredi 13 août 2014

Les Gardiens de la Galaxie, de James Gunn (II) (2014)

Les Gardiens de la Galaxie, réalisé par James Gunn (II), avec Chris Pratt, Zoe Saldana, Dave Bautista, Vin Diesel, Bradley Cooper, Benicio Del Toro (2h01min)

Synopsis

Peter Quill alias Star-Lord, voleur de profession, tente de s’emparer d’un mystérieux globe sur une planète abandonnée. Malheureusement l'artefact est aussi convoité par Ronan, qui veut se servir de son pouvoir destructeur. Star-Lord va alors, contre toute attente, former une alliance avec divers aliens hors la loi pour sauver la galaxie : Rocket un raton laveur génétiquement modifié, Groot un arbre humanoïde, Drax le destructeur qui rêve de vengeance, et Gamora machine à tuer et fille de Thanos. Ensemble ils forment les Gardiens de la galaxie...

La critique de Ginlange :

James Gunn l’avait dit : "Les Gardiens de la Galaxie est la version sale et barrée d’Avengers". Il avait raison. Réalisateur jusqu'alors inconnu du grand public, à qui l’on doit les géniaux Super et Horribilis, il prend ici son envol en compagnie du studio Marvel. Le cinéaste impose sa patte et son style propres à lui tout au long du film et en ajoutant son humour et son cynisme, il fait de son dernier long-métrage le Marvel le plus jouissif et drôle à ce jour. 

samedi 26 juillet 2014

Critique The Flash - Episode pilote (2014)

The Flash - Episode pilote, créée par Greg Berlanti et Andrew Kreisberg, avec Grant Gustin, Jesse L. Martin, Danielle Panabaker (13 épisodes de 42 min) - La série est un spin-off de Arrow

L’épisode visionné est une copie du pilote qui sera présenté à la chaîne CW. Il pourra par conséquent comporter quelques changements lors de sa diffusion à la rentrée 2014.

Synopsis

Après avoir été frappé par la foudre, le jeune Barry Allen se retrouve doté d'un pouvoir extraordinaire : celui de courir plus vite que la lumière. Il décide alors d'utiliser ce don afin de combattre le crime à Star City, sous l’identité de Flash...

La critique de Ventus

Après avoir été introduit lors du "mid-season finale" de la saison 2 de Arrow, Barry Allen a maintenant droit à sa propre série. Si la présentation du personnage avait laissé dubitatif, l’attente autour de ce premier épisode était assez grande afin de voir les premiers pas de Grant Gustin dans le fameux costume rouge du bolide écarlate. Alors, bonne surprise ou énorme déception ?

samedi 19 juillet 2014

La Reine des Neiges, de Chris Buck et Jennifer Lee (2013)

La Reine des Neiges, réalisé par Chris Buck et Jennifer Lee, avec Kristen Bell, Idina Menzel, Jonathan Groff, Josh Gad (1h42min)

Synopsis

Dotée d'un puissant pouvoir lui permettant de contrôler tous les phénomènes liés à la neige, que malheureusement elle ne contrôle pas, Elsa la Reine des Neiges se voit contrainte de fuir dans les montagnes après avoir plongé le royaume d'Arendelle dans un hiver éternel. Sa sœur Anna se lance à sa recherche à l'aide de Kristoff, un montagnard endurci, au travers d'une aventure magique qui restera à jamais gravée dans son cœur...

La critique de Mickey

Fort d'un carton phénoménal au box-office mondial le plaçant en cinquième position des plus gros succès de tous les temps et en pôle position pour un film d'animation (détrônant ainsi Toy Story 3), le dernier long-métrage signé Disney a attiré toutes les attentions lors de sa sortie dans les salles obscures, avant de conforter sa prééminence en raflant plusieurs lauréats du meilleur film d'animation, notamment aux Oscars et aux Gloden Globes. Bien souvent loué par la critique et même élevé au rang de meilleur cru depuis des années de son célèbre studio d'animation, La Reine des Neiges mérite-t-il vraiment tant de louages ? S'il manifeste de belles et puissantes qualités, en plus d'une remarquable volonté, le film est loin d'atteindre les cimes des chefs-d’œuvre de la maison comme Le Roi Lion ou encore La Belle et la Bête pour ne citer qu'eux. 

mercredi 16 juillet 2014

X-Men : Days of Future Past, de Bryan Singer (2014)

X-Men : Days of Future Past, réalisé par Bryan Singer, avec Hugh Jackman, James McAvoy, Michael Fassbender, Jennifer Lawrence, Ian McKellen (2h11min)

Synopsis 

Dans un futur à l’aspect apocalyptique, les mutants sont pourchassés et tués par les sentinelles, des robots surpuissants. Pour mettre fin à cette guerre perdue d’avance et empêcher le monde de sombrer, Les X-Men décide d’envoyer Wolverine (le seul qui peut survivre au voyage) dans le passé pour changer le cours des choses. Il devra empêcher Mystique de tuer le créateur des sentinelles : Bolivar Trask.

La critique de Ginlange

La franchise X-Men est née au cinéma en 2002 sous la réalisation de Bryan Singer, responsable du génial Usual Suspect. Malgré les fabuleux matériaux que sont les comics originels (tant les personnages, le scénario, que le puissant message de fond), la qualité des différents films de la franchise n’a pas toujours été au rendez-vous. Les réussites des deux premiers opus, ainsi que du Commencement, s’opposent aux ratages complets d'X-Men : L’Affrontement Final et Wolverine Origins. Mais le septième volet de la saga entend bien remettre les pendules à l’heure. Bryan singer revient donc à la réalisation avec une idée des plus innovantes : mélanger les deux castings des différents X-Men, ceux de la première trilogie et les nouveaux du film de Matthew Vaught (Le Commencement). Avec ce concept surexcitant et un pitch des plus intéressants sur le papier, le film a tout les atouts pour remettre les super-héros de Stan Lee et Jack Kirby au goût du jour, et ainsi en terminer avec les suites fades et insipides. Le pari est remporté haut la main.

mercredi 9 juillet 2014

Transformers 3 - La Face Cachée de la Lune, de Michael Bay (2011)

Transformers 3 - La Face Cachée de la Lune, réalisé par Michael Bay, avec Shia LaBeouf, Rosie Huntington-Whiteley, Patrick Dempsey, Josh Duhamel (2h35min)

Synopsis

Les Hommes se trouvent à nouveau au cœur d'un conflit contre la race supérieure extra-terrestre des Decepticons, qui ont décidé de redonner vie à leur planète déchue Cybertron. Les Autobots, Transformers œuvrant pour la sécurité et la survie de l'espèce humaine, pourraient bien faillir à leur mission cette fois-ci...

La critique de Mickey

Après avoir signé deux premiers opus ayant engrangé de colossales recettes au box-office, Michael Bay la bête noire des cinéphiles, rempile (logiquement) derrière la caméra pour une nouvelle aventure de ses machines titanesques favorites. Forcément, le cinéaste s'est une fois encore attiré les foudres de la sphère cinéphilique qui l'accuse d'outrager le 7e Art. Mais qui du réalisateur ou de ses détracteurs est finalement dans l'incompréhension ? La question est légitime tant le succès magistral de la franchise contraste avec les ressentis incisifs de l'univers si restreint de la critique. Que l'on se rassure, cette "élite intellectuelle auto-proclamée" n'a sûrement toujours pas assimilé le phénomène Transformers car ce troisième volet, en plus de redorer le blason de la saga après un deuxième long-métrage harassant et décevant, se révèle être le plus abouti de la trilogie. Fantasme rétinien garanti.

dimanche 29 juin 2014

Pompéi, de Paul W.S. Anderson (2014)

Pompéi, réalisé par Paul W.S. Anderson, avec Kit Harington, Carrie-Anne Moss, Emily Browning (1h44min) 

Synopsis

An 79, Pompéi, au pied du Vésuve. Milo, esclave se battant pour sa survie dans l'arène des gladiateurs, rêve de gagner sa liberté et partir avec sa bien-aimée, la fille de son maître dont la main est promise à un puissant sénateur romain. Pendant ce temps, de menaçantes fumées s'élèvent du Vésuve, prémices d'une des plus grandes catastrophes naturelles de tous les temps...

La critique de Mickey

La filmographie de Paul W.S. Anderson étant relativement terne, pour ne pas dire dénuée de talent, le dernier long-métrage du réalisateur britannique fit l'objet de critiques virulentes à son égard lors de sa sortie dans les salles obscures. Pompéi s'inscrit-il dans la continuité des œuvres abrutissantes du cinéaste et mérite-t-il ce lynchage de la part de la sphère de la critique ? Même s'il pâtit de défauts récurrents chez Paul W.S. Anderson, le film se révèle plus agréable et raffiné que prévu.

Gangster Squad, de Ruben Fleischer (2012)

Gangsters Squad, réalisé par Ruben Fleischer, avec Sean Penn, Ryan Gosling, Emma Stone, Josh Brolin (1h53min) 

Synopsis

1949, Los Angeles. Mickey Cohen, parrain de la pègre, règne sur toute la ville. Ses trafics d’alcools, de prostituées et de drogues sont des marchés florissants. Avide de pouvoir, il décide d'étendre son territoire jusqu’à Chicago. En parallèle, une brigade du LAPD enquête en secret et va tenter de détruire l’empire de Cohen…

La critique de Ginlange

Gangster Squad est le dernier film en date de Ruben Fleischer. Le réalisateur de Bienvenue à Zombieland, film d’horreur parodique et totalement décalé, change ici radicalement de registre. Son film traite cette fois de la mafia, un thème classique du cinéma américain, qui a engendré beaucoup de chefs d’œuvre comme Le Parrain, Les Affranchis, Casino ou L.A Confidential. Malheureusement, Gangster Squad n’atteint pas l’ambition des références du genre signées Scorsese ou Coppola.

jeudi 19 juin 2014

Jersey Boys, de Clint Eastwood (2014)

Jersey Boys, réalisé par Clint Eastwood, avec Vincent Piazza, Christopher Walken, John Lloyd Young (2h14min)

Synopsis

Dans les années 60, quatre garçons décident de monter un groupe. A travers leur ascension, ils affronteront problèmes et déceptions, mais connaîtront aussi la gloire...

La critique de Ventus

Trois ans après J. Edgar, Clint Eastwood revient sur le devant de la scène avec Jersey Boys, adaptation du musical éponyme joué à Broadway depuis 2005. Le cinéaste s’attaque à un genre nouveau. Est-ce une franche réussite ou un échec cuisant ? Eh bien ni l’un, ni l’autre. A vrai dire, le film est plutôt bon dans son ensemble, malgré d’énormes baisses de régime par moments, notamment à cause de la réalisation trop académique du réalisateur qui ne semble séduire personne à part lui. Il en ressort un film à l’esthétique fade et la mise en scène digne d’un téléfilm dominical, qui sont d'autant plus marquées dans la seconde moitié du long-métrage qui nous parait alors affreusement longue et inintéressante, contrairement à la première qui narrait l’ascension du groupe et se voulait beaucoup plus rythmée en bénéficiant de quelques péripéties fort agréables à suivre.

mardi 17 juin 2014

True Detective - Saison 1, de Nic Pizzolatto (2014)

True Detective - Saison 1, créée par Nic Pizzolatto, avec Matthew McConaughey, Woody Harrelson, Michelle Monaghan (8 épisodes de 60 min)

Synopsis

Les détectives Rust Cohle et Martin Hart enquêtent sur un tueur en série au mode opératoire très particulier...

La critique de Mickey

Souvent décriée comme la meilleure série actuelle, parfois même élevée au rang de chef d'oeuvre flirtant avec le Saint-Graal du petit écran Breaking Bad, True Detective a suscité dès sa première diffusion un engouement des plus intenses au sein de la sphère cinéphilique. Mais qu'en est-il réellement : tous les éloges sont-ils mérités ? Levons de suite le voile sur ce mystère : la réponse est non, même si la série peut aisément prétendre au statut d'excellence.

Dès les premières minutes où votre regard se pose sur l'oeuvre de Nic Pizzolatto, un charme quasi divin opère immédiatement tant le générique se révèle à la fois sublime, impérieux et envoûtant, de par la photographie mirifique, le montage virtuose et l’enchanteresse mélodie du titre Far From Any Road du groupe The Handsome Family. Passée cette ouverture médusante, la série nous plonge aussitôt dans les méandres obscurs et poisseux de la Louisiane, dont l'atmosphère glauque n'est pas sans rappeler celle de Seven de Fincher. Débute alors une passionnante et sombre enquête dédaléenne, parsemée de cadavres, mystères plus fascinants les uns que les autres, abominations humaines en tous genres... et réflexions philosophiques intrigantes. Ce dernier point symbolise la spécificité de True Detective car rares sont les séries policières faisant preuve d'audace quant aux dimensions éthique, idéologique et psychologique (on ne citera que Les Experts et tous ses dérivés formatés où le scénario est relativement lisse et limpide).

samedi 14 juin 2014

Docteur Who pour les nuls, par Ventus

Docteur Who, créée par Sydney Newman et Donald Wilson, 800 épisodes sur 34 saisons, depuis 1963

Quand on tente d’expliquer Doctor Who à une personne qui ne connait absolument pas la série, on se heurte parfois à quelques difficultés tant l’univers est riche. Très peu connue en France, elle est devenue une référence dans la pop-culture britannique au même titre que les Beatles ou Laurel et Hardy. Débutée le 23 novembre 1963 sur une idée de Sydney Newman et Donald Wilson, soit deux jours après l’assassinat de Kennedy, la série connut la gloire avant son arrêt en 1989 suite à des baisses d’audience importantes. Elle fut remise au goût du jour par Russell T. Davies et Julie Gardner, constituant la suite logique des 26 saisons diffusées entre 1963 et 1989. Mais qu'est-ce que cette série monumentale répondant au doux nom de Doctor Who ? Explications !

       I. Docteur qui ?
Commençons par le commencement, à savoir le fameux personnage du Doctor. Il s'agit d'un alien dont personne ne connaît véritablement le nom - d’où son surnom du Docteur - qui fait partie de la race des Seigneurs du Temps qui peuvent naviguer à travers le temps, l’espace et les dimensions, à bord de vaisseaux nommés les TARDIS (Time And Relative Dimension In Space) leur permettant de se rendre dans le passé et le futur. Cependant, à la suite d’une grande guerre appelée La Guerre du Temps, leur planète, Gallifrey, fût entièrement détruite et sa population décimée, le Docteur restant le seul survivant de ce massacre. C’est à partir de ce postulat de départ que se base la série, le Docteur, dernier de son espèce, décide de voyager à travers l’univers afin de conserver son équilibre naturel et de protéger ceux qui en auront besoin...

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